05 65 11 22 76 sante@grand-figeac.fr

Médecin généraliste salarié à Albacete (180 000 habitants, Espagne), je travaillais jusqu’en avril 2016 dans un environnement stressant à un rythme effréné. De 8h à 15h non-stop, sous la pression de l’employeur, j’enchaînais 35 à 45 consultations en moyenne par jour, soit 7 à 8  minutes par patient. De telles conditions de travail n’étaient pas compatibles avec ma conception de la médecine générale. J’ai saisi l’opportunité de quitter mon poste pour m’installer au Grand-Figeac, à Assier où j’ai été très bien accueilli. Tout a été fait pour faciliter mon installation : la mairie m’a trouvé un logement, a équipé le cabinet et m’offre les loyers pour le logement et le cabinet la première année. Je bénéficie aussi du dispositif PTMG [ndlr Praticien Territorial en Médecine Générale, voir fiche sur les aides] ce qui est confortable pour le démarrage. Je n’ai à ma charge que la licence du logiciel médical.

Beaucoup de changements pour moi : un nouveau pays et une nouvelle langue, de nouveaux patients, de nouvelles façons de prescrire (en Espagne, nous prescrivons avec le nom commercial des médicaments) … Après 4 mois d’exercice, le bilan est très positif. J’apprécie la tranquillité et l’environnement « campagne » à Assier. Le stress et les embouteillages quotidiens font désormais partis du passé ! Les vallées du Célé et du Lot sont magnifiques. J’ai aussi visité la Dordogne.

J’ai progressé rapidement dans la langue. Petit à petit, j’ai gagné la confiance des patients, épaulé par le second médecin de la MSP installé à Assier depuis 40 ans. Je m’entends très bien avec l’équipe des professionnels de santé de la MSP. Le libéral m’a apporté beaucoup de souplesse dans la gestion de mon temps : je gère désormais les consultations à un rythme qui me correspond.
Ce qui me manque pour l’instant, c’est d’arriver à tisser des liens avec d’autres personnes, mais ça va venir !

Dr Juan Cañas

Médecin généraliste à Assier depuis le 11 mai 2016

Figeac, j’y suis arrivée par hasard, pour finalement ne plus en repartir ! Je ne saurais pas trop dire ce qui m’a le plus plu : l’accueil des gens, le Figeaccueil* et ses rencontres formidables, la ville et son architecture, le Lot et ses balades, la tranquillité de vie ?
Au tout début pourtant, j’ai râlé. Un stage à 2h de Toulouse quelle plaie ! « Heureusement » (enfin si on peut dire) mon copain est à ce moment-là au chômage, il a le temps de venir me voir souvent. C’est l’été, on visite, on se balade, on rencontre des gens. Un soir au bord du Célé**, je lui dis :

«- Franchement Figeac, ce serait vraiment l’endroit rêvé pour s’installer …
– Oui je sais bien mais moi je trouverai jamais de boulot ici, j’en trouve déjà pas à Toulouse ! Et puis y a pas de ciné !
-Si c’est que ça ! Si tu trouves un boulot, moi je t’achète un vidéoprojecteur ! »

Le lendemain mon copain trouvait une offre d’emploi sur Figeac, un mois après il était pris en CDI et quelques mois après je lui ai offert le vidéoprojecteur pour Noël même s’il y a bien un cinéma à Figeac et aussi un à Capdenac (avec une programmation plutôt sympa, alternant film d’art et essai et de grosse distribution mais qui ne diffuse que 2 à 3 films par jour).

*Figeaccueil, association géniale qui regroupe les nouveaux arrivants à Figeac (il y a de tout : des jeunes ingénieurs des 2 grosses boites d’aéronautique de Figeac, aux nouveaux retraités ayant décidé de profiter du calme de Figeac, en passant bien sûr par les internes) tous les 2èmes jeudis de chaque mois. L’endroit idéal pour rencontrer du monde. Quasiment tous nos copains figeacois viennent du Figeaccueil puis des potes de potes du Figeaccueil, etc …
**Le célé : rivière qui traverse Figeac et sur laquelle on peut faire du kayak en été.

Louise 28 ans, IMG (6ème semestre)

Future médecin figeacoise

Sans avoir vraiment le choix, je suis allée à Figeac à reculons, il y a presque 2 ans, le dimanche 2 novembre 2014 en laissant mon homme et ma fille à Toulouse pour mon premier stage d’internat (médecine adulte en périphérique).
Parfois le hasard fait bien les choses… Je suis tombée sous les charmes de Figeac : ce fut un coup de foudre ! Figeac est une petite ville magnifique, chaleureuse, dynamique.

Sur place, j’ai rapidement noué des amitiés. Très vite je m’y suis projetée. Je m’y voyais bien y vivre, y exercer. Parallèlement, début 2015 j’ai eu connaissance du projet de MSP qui débutait et j’ai intégré l’équipe des professionnels de santé. Sur place, j’ai participé aux diverses étapes de construction du projet de santé de la MSP, et j’ai continué pendant mon deuxième stage aux urgences CHU à Toulouse, c’était très stimulant. Je suis revenue à Figeac en stage pour me tester chez le praticien niveau 1 en novembre 2015. Le projet de santé de la MSP a été validé un mois après, et je me suis engagée à y exercer à l’ouverture (prévue en juillet 2018). La MSP sera voisine du CH de Figeac ce qui offre un environnement professionnel riche et varié.

En famille nous avons franchi le pas : mon homme a trouvé facilement du travail sur place et nous avons emménagé sur Figeac en mai 2016. Nous en sommes très heureux. Nous pouvons tout faire à pied ou à vélo, nous ne perdons plus de temps dans les transports. C’est une ville à taille humaine, où il fait bon vivre, avec un fort dynamisme culturel et de nombreuses activités de plein air à pratiquer. Pendant notre temps libre nous avons l’impression d’être en vacances, même en restant sur place. Cette qualité de vie, ça n’a pas de prix !

Hélène 28 ans, IMG (4ème semestre)

Future médecin figeacoise

Je suis arrivée à Figeac pour mon 5ème semestre.  J’appréhendais un peu car j’arrivais en novembre, où les jours sont froids et courts. Je ne connaissais personne. J’appréhendais d’autant plus que deux ans auparavant, pour mon premier semestre à la même période, j’étais à 30 km de là… et c’était très loin d’être un bon souvenir sur le plan social et environnemental!

Dès mon arrivée le lundi, j’ai été rassurée. J’ai été très bien accueillie par la responsable des logements professionnels à l’hôpital. Elle a été chaleureuse et disponible. Le lendemain, j’ai reçu le même accueil par mon maître de stage, sa femme et la secrétaire du cabinet. Et puis le jour d’après à Gramat les choses ont continué à se dérouler de la même manière.

Rapidement j’ai compris : tout le monde faisait en sorte qu’on se sente bien, qu’on se sente à l’aise, qu’on se sente chez soi. Je ne me suis jamais sentie seule ni isolée.  Ma tutrice  m’a plusieurs fois répétée :           « si tu as le moindre souci, tu appelles ; si tu as un problème dans ton appartement tu viens dormir à la maison…» et ce n’était pas des paroles en l’air, c’était sincère. C’est l’hospitalité figeacoise…. On te donne sans compter.

Avec les autres internes une cohésion s’est faite rapidement. On s’entendait très bien. Et même si on ne se croisait que rarement au travail, on compensait le soir. J’ai découvert Figeaccueil, une association créée pour accueillir les nouveaux arrivants… et ils savent tellement bien le     faire ! J’ai partagé des moments avec des personnes  qui ne travaillent pas dans le milieu médical, ce qui ne m’était pas arrivé depuis de nombreuses années! J’ai rencontré des gens qui me sont très chers à présent et qui resteront des amis proches pour longtemps. Après la chaleur humaine, j’ai découvert la chaleur de la ville : ses cafés associatifs, sa médiathèque, son ciné, ses concerts, son marché, ses ruelles tranquilles… Une ville à dimension humaine, petite certes mais dynamique !

Les mois de mars et d’avril sont arrivés, avec le beau temps et la possibilité de faire des randonnées, de visiter des sites remarquables, Saint-Cirq Lapopie, le gouffre de Padirac, les grottes de Pech Merle…. et j’en passe.

Et  aussi, malheureusement, la fin du stage est arrivée. Je n’ai jamais vraiment remercié toutes les personnes qui ont rendu ce stage si agréable et enrichissant. Je profite de ce témoignage pour le faire. Je suis partie un lundi matin tôt. Figeac était sous la brume. Cela reflétait parfaitement mon humeur. J’avais le cœur lourd mais la mémoire pleine de souvenirs et d’optimisme…
Oui il y a des endroits où même en 6 mois on peut se sentir chez soi. Figeac je reviendrai.

Flore, 28 ans, IMG (6ème semestre)